1101-1400

Depuis les origines à nos jours, retrouvez les événements essentiels qui ont marqué la vie de la cité d'Angers.

1100 (vers) : Premiers noms de rues connus.

1125-1150 (vers) : Reconstruction du palais épiscopal et de la cathédrale par l'évêque Ulger.

1125-1130 (vers) : Naissance de la paroisse Saint-Jacques, par démembrement de celle de la Trinité.

1130 : Pose de la première pierre de la tour Saint-Aubin. Elle est achevée vers 1160-1180.

La tour Saint-Aubin. Vers 1906. Carte postale. Arch. mun. Angers

1132 : Geoffroy de Vendôme, ancien élève de l’école épiscopale d’Angers, abbé de la Trinité de Vendôme, meurt au prieuré de l’Esvière.

1149-1153 : L'évêque Normand de Doué fait voûter la nef de la cathédrale.

1151 : Avènement d’Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou, du Maine et duc de Normandie.

1152 : Raoul de Diceto, archidiacre de Londres, écrit sur Angers. C’est la plus ancienne description que l’on ait conservée.

1154 : Henri II devient roi d’Angleterre.

Vers 1180 : Henri II favorise la création de l'hôpital Saint-Jean.

1181 : Henri II donne à l’hôpital Saint-Jean le barrage à moulins-bateaux bâti sur la Maine vers 1170. C’est le futur pont des Treilles.

1188 (après) : Construction des caves et greniers de l’hôpital Saint-Jean.

1202-1214 : Angers est particulièrement touchée par le conflit entre Capétiens et Plantagenêts qui se disputent la ville.

1215-1225 : Chœur-halle de l’abbatiale Saint-Serge, exemplaire du gothique angevin.

1219-1225 (vers) : Les frères prêcheurs – dominicains - s'établissent à Angers. Suivent les cordeliers avant 1231, les carmes en 1290, les augustins en 1310.

1229 : Les écoles d'Angers (école épiscopale) attirent une partie des maîtres et des étudiants de l'université de Paris en crise.

1232 (à partir de) : Établissement d'une puissante forteresse et d'une vaste enceinte autour de la ville, englobant le quartier outre-Maine, dit la Doutre.

 

Enceinte et ancienne maison de ville, boulevard Carnot.Ville d'Angers - J.-P. Campion

1240-1250 (vers) : Reconstruction de l’église abbatiale Toussaint, célèbre pour la légèreté de son voûtement.

 

Vue intérieure de l’abbatiale Toussaint, par J.-B. Donas. Vers 1815. Dessin. Musées d’Angers.

1242 : Naissance d’un Studium particulare, origine de la future université.

1246 : Saint Louis donne l’Anjou en apanage à son frère Charles Ier qui fonde la deuxième dynastie des comtes.

1266 (après) : La clef, symbole d’Angers, apparaît sur les monnaies de Charles Ier.

1274 : Charles Ier d’Anjou accorde aux marchands qui fréquentent les foires d’Angers, près des nouvelles halles, des avantages identiques à ceux dont jouissent les marchands aux foires de Champagne.

1328 : L'Anjou est réuni au domaine royal à l'avènement de Philippe VI de Valois, comte d'Anjou.

1356 : Louis, deuxième fils de Jean le Bon, roi de France, est investi du comté d'Anjou, érigé en duché-pairie en 1360.

1359 : Louis Ier fait déposer dans la chapelle du château d'Angers la Vraie Croix de la Boissière, rapportée en 1244 en Anjou par le baron Jean d'Alluye et enrichit son reliquaire, à double traverse, à l'origine de la croix d'Anjou, puis de Lorraine, par le roi René.

1364 : Charles V, frère de Louis Ier d'Anjou, confirme les privilèges de l'université de droit qui s'est développée depuis la première moitié du XIIIe siècle. Ses statuts sont établis en 1373, complétés en 1398.

1367-1368 : Premier compte de la Cloison conservé aux Archives municipales, du nom d'une imposition levée sur les marchandises transitant par Angers, dont le produit est affecté à l'entretien des fortifications. Vers le même moment, le duc d'Anjou crée la chambre des comptes d'Angers et permet à dix habitants d'Angers d'être associés à la gestion des comptes.

1373-1380 : Tissage de la tapisserie de l'Apocalypse. Hennequin de Bruges, peintre de Charles V, réalise les maquettes d'après des manuscrits enluminés. Le marchand Nicolas Bataille la fait tisser en basse lisse dans ses ateliers parisiens. A l'origine, l'ensemble se déroulait sur plus de 130 mètres de longueur. Il en subsiste 103 mètres.

1376 : Première mention dans les textes d'une exploitation d'ardoises à Angers : la ville tire de la "perrière de Saint-Cierge" (Saint-Serge), nommée depuis "Pigeon", l'ardoise nécessaire pour couvrir les édifices publics. L'emploi des ardoises pour la couverture des édifices est cependant attestée dès le VIIIe siècle.

 

Carreau de pavement découvert à l’emplacement de l’église du couvent des Jacobins. Milieu XIIIe siècle-début XIVe siècle. Terre cuite bicolore. Musées d’Angers, cliché Pierre David.