Calendriers julien et grégorien

Le calendrier julien (calendrier romain réformé par Jules César en 46 avant J.C.) a été beaucoup utilisé pour les documents jusqu'au 16ème siècle, avant que le calendrier grégorien ne s'impose. Ce dernier calendrier sera adopté en France, par Henri III le 9 décembre 1582, dont le lendemain fut le 20 décembre 1582.

Calendrier julien

Chaque mois du calendrier julien est organisé en périodes inégales appelées :

avant les nones, avant les ides et avant les calendes :

  • les Calendes : 1er jour du mois
  • les Nones : 7ème jour du mois pour mars, mai, juillet, octobre ; 5ème jour pour les autres mois
  • les Ides : 15ème jour du mois pour mars, mai, juillet, octobre ; 13ème jour pour les autres mois

Pour savoir quel est le jour du mois, il faut compter à reculons à partir du jour des nones, ou du jour des ides ou du jour des calendes du mois suivant.

Le jour qui sert de point de départ au calcul est compté. La date est exprimée par un quantième.

Par exemple : " die quinto ante Kalendas octobris " = 5ème jour avant les Calendes d'octobre (1er octobre) = 27 septembre

Calendrier grégorien

Ce calendrier est comme son prédécesseur julien un calendrier solaire, dont il a conservé la structure : numérotation à partir de l'Anno Domini, semaines de sept jours (de dimanche à samedi), douze mois de 28 à 31 jours formant une année, les années bissextiles...

Fin XVIe siècle, le décalage entre le calendrier julien et le calendrier astronomique était de 10 jours. Le pape Grégoire XIII décida d’un rattrapage unique, consistant à supprimer 10 jours du calendrier.

En Anjou, Le calendrier grégorien fut adopté dans le royaume de France par le roi Henri III, le 9 décembre 1582 (auquel succéda donc le 20 décembre 1582). Derrière cette généralité se cachent toutefois de nombreux particularismes locaux, liées à la fluctuation des frontières de la « France » au fil des siècles.

En savoir plus

Depuis la cyber-attaque de janvier 2021, le site internet des Archives patrimoniales d'Angers, dans ses deux parties, le « portail historique » et les « Archives numérisées en ligne », est malheureusement inaccessible.

En attendant son rétablissement intégral, nous remettons en ligne la partie « portail historique », avec notamment l'almanach angevin, les chroniques d'histoire angevine...

Bonne navigation.