Dictionnaire des rues

Vous vous interrogez sur la dénomination de l'une des 1 515 voies d’Angers ? Quelle est la personnalité, l'événement, le bâtiment ou le lieu-dit ancien auquel elle fait référence ? Ce dictionnaire en ligne vous en donne l'histoire...

L'ensemble est en cours de refonte par Marie-Luce Fabre : un astérisque vous indique les rues dont les données ont été revues et complétées.

En savoir plus : Les premières dénominations officielles de rues

ESVIÈRE (montée de l') *

Quartier :

Centre Ville

Commençant :

Quatrebarbes (rue de)

Terminant :

Monseigneur-Rumeau (place)

Histoire du terme choisi :

On ignore la raison exacte de cette dénomination apparue au XIe siècle. Dérivée du latin aquaria (« qui concerne l’eau »), elle est peut-être liée à l’existence d’un ruisseau coulant de l’actuel jardin des Beaux-Arts vers la Maine par le vallon de l’Esvière, autrefois profond de l’ordre d’une vingtaine de mètres et d’une largeur d’environ 200 mètres. Cette vallée est aujourd’hui presque totalement effacée du paysage urbain à la suite de remblaiements successifs dont les plus anciens remontent à l’Antiquité romaine.
En tout état de cause, l’étymologie du nom justifierait plutôt l’orthographe Évière.

 

 

Histoire de la voie :

La colline de l’Esvière est occupée durant le Haut-Empire (Ier-IIIe siècle), puis reste inhabitée jusqu’à la fondation en 1047, par le comte d’Anjou Geoffroy Martel, du prieuré de la Trinité de Vendôme. Cette création donne lieu au développement d’un bourg, mentionné pour la première fois en 1109, à l’origine du futur quartier de l’Esvière.
Un bac y est établi en 1487, pour le service de la poste royale.

Terme normalisé :

Esvière (montée de l')